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Assurer une supervision de la sécurité de base

Dernière modification: July 03, 2013

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  • Les Directives du CPI relatives à la violence sexiste indiquent les mesures à prendre concernant le secteur de la sécurité lors des premiers stades des situations d’urgence et précisent l’importance de la nomination de points focaux de ce secteur et de leur participation aux mécanismes de coordination de la lutte contre les VFFF.  Les experts en VFFF peuvent commencer à travailler avec les acteurs du secteur de la sécurité dès les tout premiers stades de la réponse humanitaire pour appuyer la mise en place de services éthiques et sûrs et pour entreprendre des actions de plaidoyer auprès des responsables en vue de renforcer les capacités du secteur.
  • Lors d’une situation d’urgence, la priorité doit être de s’assurer de la présence sur le terrain d’un nombre suffisant d’acteurs de sécurité qui veillent à la sécurité des populations affectées.  Parmi les principales responsabilités énoncées dans les Directives du CPI relatives à la violence sexiste figurent les suivantes

1. Encourager les autorités à renforcer la sécurité ainsi que les dispositions relatives à l’ordre public dans les zones affectées:

  • Veiller à disposer d’un nombre suffisant de personnels de police et de sécurité ayant reçu une formation appropriée et responsables de leurs actes.
  • Établir des objectifs de sécurité à court terme et des indicateurs de prévention et de réponse minimales à la violence à l’égard des femmes et des filles.
  • Élaborer des stratégies de surveillance de la sécurité pour repérer les zones à risque élevé et les autres problèmes de sécurité.
  • S’il y a lieu, répondre aux besoins de renforcement des capacités par la formation des personnels de sécurité dans le domaine des droits fondamentaux de la personne et de la problématique des VFFF, et intervenir en cas d’incidents. 

2. Établir des stratégies à base communautaire pour accroître la sécurité, en combinant une présence ciblée et active sur certains «  points chauds  » définis et une présence moins régulière, plus large et mobile qui font comprendre aux gens et aux contrevenants potentiels qu’il y a toujours quelqu’un qui surveille.  On pourra appliquer les mesures tactiques suivantes: 

  • Programmes de surveillance et/ou groupes de sécurité de quartier;
  • Patrouilles de sécurité;
  • Centres communautaires/centres pour femmes/refuges; 
  • Présence régulière et fréquente de personnels internationaux de protection dans les communautés (camps, villages).

3. Favoriser l’établissement de la confiance entre les forces de police/sécurité et la communauté:

  • En augmentant les effectifs féminins de la police;
  • En facilitant les réunions et le partage d’information entre les personnels de sécurité et la communauté. 

4. Agir en coordination avec tous les partenaires de la sécurité pour diffuser des informations sur la disponibilité et la valeur des services de réponse aux violences sexuelles. 

5. Assurer la sécurité des survivantes qui signalent des incidents à la police ou aux autres forces de sécurité. 

  • Toujours respecter les droits, les choix et la dignité de la survivante, assurer la confidentialité de ses déclarations et veiller à ce qu’elle participe aux décisions concernant les mesures à prendre pour sa protection. 
  • Mener les entrevues dans des espaces privés et, de préférence, avec du personnel féminin.
  • S’assurer que des protocoles soient en place pour orienter les survivantes vers d’autres secteurs, notamment pour l’hébergement en lieu sûr.
  • Travailler en conjonction avec les dirigeants culturels, les autorités et les groupes de femmes pour éviter le rejet de la responsabilité sur les victimes et leur stigmatisation.

6. Établir des mécanismes pour maximiser la sûreté et la sécurité de tous ceux et celles qui fournissent aide et assistance aux survivantes, notamment celles des acteurs humanitaires et des membres de la communauté.

7. Fournir des orientations au mécanisme de coordination de la lutte contre la violence sexiste concernant la prévention de futurs incidents. Ceci exige que l’on surveille et que l’on analyse la situation de sécurité par le biais d’un réseau de contacts, des informations anecdotiques et des données compilées sur les déclarations d’incidents de violence sexuelle.