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Dernière modification: August 14, 2013

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Source: UNFPA. 2012. Prise en charge de la violence basée sur le genre dans les situations d’urgence: Guide d’accompagnement de la formation en ligne, p.83. 

  • Les violences à l’égard des femmes et des filles peuvent avoir des effets psychologiques et sociaux de longue durée. Leurs conséquences pour la santé psychologique et mentale des survivantes peuvent comprendre  : des réactions non pathologiques (telles que la peur, la tristesse, la colère, les reproches envers soi-même, la honte ou les sentiments de culpabilité), la dépression, les troubles d’anxiété (y inclus l’état de stress post-traumatique), les troubles de l’alimentation, les psychoses, l’abus d’alcool et d’autres drogues, ainsi que les idées suicidaires et les actes autodestructeurs (extrait et adapté de UNFPA, 2012; WHO, 2012). Au nombre des conséquences sociales peuvent figurer la stigmatisation, l’exclusion sociale, la discrimination, l’ostracisme familial et communautaire, qui peuvent toutes mener à la pauvreté (WHO, 2012). Si certaines survivantes peuvent de remettre de ces traumatismes par des mécanismes d’adaptation personnelle, nombreuses sont celles qui ont besoin d’appuis supplémentaires. Le soutien psychosocial peut être bénéfique en ce qu’il facilite le relèvement et permet aux survivantes de reprendre une vie sociale fonctionnelle (UNFPA, 2012).
  • Toutes les initiatives visant à aider les survivantes à gérer les effets personnels de leur exposition aux VFFF doivent tenir compte du fait que ces violences constituent un problème social et culturel et reconnaître que la façon dont les femmes et les filles sont traitées dans une société donnée peut contribuer non seulement au risque d’exposition à la violence mais aussi aux difficultés qu’elles éprouvent pour gérer les effets de cette exposition (voir Astbury, 2006).
  • Dans l’ensemble, les interventions psychosociales concernant la violence à l’égard des femmes et des filles dans les situations de conflit et de post-conflit devraient s’attacher à promouvoir:
    • La guérison au niveau individuel, familial et communautaire en rétablissant les mécanismes de confiance et d’adaptation. 
    • L’autonomisation en œuvrant de manière réaliste et sans porter atteinte à la sécurité pour accroître le rôle des femmes dans le processus décisionnel ainsi que leur accès aux possibilités économiques.
    • L’acceptation en veillant à ce que les survivantes et leurs enfants soient inclus et soutenus par leur communauté (extrait de IRC, 2012).
  • Le tableau ci-dessous illustre certaines des mesures clés dont il convient d’envisager l’application. 

Tableau 1. Exemples d’interventions de santé mentale et d’appui psychosocial axées sur la communauté et sur la personne pour les survivants de violence sexuelle liée au conflit, classées selon les codes d’activité SMSPS 4W

Code d’activité SMSPS 4 W

Exemples d’appuis en cas de violence sexuelle liée au conflit

Interventions axées sur la communauté

  1. Diffusion d’information à l’ensemble de la communauté

  • Information sur la violence sexuelle, les efforts de protection ou les services et appuis disponibles

  • Messages sur l’adaptation positive

2. Facilitation de la mobilisation et de l’organisation communautaires et de l’appropriation ou du contrôle de l’ensemble des secours d’urgence par la communauté

  • Soutien pour la réponse à la violence sexuelle provenant de la communauté

  • Soutien en faveur d’espaces/de réunions communautaires pour examiner et prévoir les actions de membres de la communauté pour répondre aux problèmes, notamment à la violence sexuelle

  • Mobilisation de la communauté pour établir un environnement protecteur

  • Mobilisation de la communauté contre la stigmatisation

3. Renforcement de l’appui communautaire et familial

  • Soutien pour des activités d’appui social provenant de la communauté

  • Renforcement des appuis des parents et des familles

  • Facilitation d’appuis communautaires en faveur des personnes vulnérables, notamment des survivants de violence sexuelle

  • Activités sociales structurées (activités collectives)

  • Activités structurées de loisir ou de création

  • Activités de développement de la petite enfance (DPE)

  • Facilitation des appuis autochtones traditionnels, spirituels ou religieux, y inclus les pratiques de guérison

4. Espaces sûrs

  • Espaces conviviaux pour les enfants

  • Centres d’accueil/Refuges

  • Autres espaces sûrs

5. Appui psychosocial dans l’éducation

  • Appui psychosocial lié à la violence sexuelle pour les enseignants et les autres membres du personnel d’établissements d’enseignement

  • Appui psychosocial lié à la violence sexuelle pour les classes/groupes d’enfants dans les établissements d’enseignement

6. Appui en faveur de l’inclusion de considérations sociales/psychosociales dans la protection, les services de santé, la nutrition, l’aide alimentaire, la planification des sites ou l’eau et l’assainissement

  • Activités d’orientation ou de plaidoyer auprès des travailleurs/organismes d’aide sur l’inclusion de considérations sociales/psychosociales dans les programmes visant la violence sexuelle

  • Activités d’orientation ou de plaidoyer auprès des travailleurs/organismes d’aide sur l’inclusion de considérations relatives à la violence sexuelle dans la programmation de l’aide

Interventions axées sur la personne

7. Travail psychosocial axé sur la personne

  • Premiers soins psychologiques

  • Mise en rapport des personnes vulnérables, notamment des survivants de violence sexuelle et de leur famille, avec les ressources (services de santé, aide aux moyens d’existence, ressources communautaires, aide juridique, etc.) et suivi pour s’assurer que les appuis sont fournis

8. Intervention psychologique

  • Conseils psychosociaux de base pour les individus

  • Conseils psychosociaux de base pour les groupes ou les familles

  • Interventions pour problèmes d’alcoolisme/de toxicomanie (ex. : interventions de courte durée)

  • Traitement de psychothérapie (ex. : thérapie cognitivo-comportementale, thérapie interpersonnelle)

9. Gestion clinique des troubles mentaux chez les survivants de violence sexuelle par des prestataires de soins non spécialisés (ex. : SSP, services de post-chirurgie, centres de bien-être pour femmes)

  • Gestion non pharmacologique des troubles mentaux par des prestataires de soins non spécialisés

  • Gestion pharmacologique des troubles mentaux par des prestataires de soins non spécialisés

  • Action des travailleurs communautaires pour repérer les personnes atteintes de troubles mentaux et les orienter vers les soins, et suivi pour s’assurer de l’adhésion au traitement clinique

10. Gestion clinique des troubles mentaux chez les survivants de violence sexuelle par des prestataires de soins spécialisés en santé mentale (ex. : psychiatres, infirmières psychiatriques et psychologues

  • Gestion non pharmacologique des troubles mentaux par des prestataires de soins spécialisés en santé mentale

  • Gestion pharmacologique des troubles mentaux par des prestataires de soins spécialisés en santé mentale

  • Soins de santé mentale en milieu hospitalier

Extrait de WHO. 2012. Appui à la santé mentale et soutien psychosocial en cas de violence sexuelle liée aux conflits  : principes et interventions.