Éléments essentiels de la programmation, Suivi & Evaluation
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Glossaire des termes tirés Essentials de la programmation et de suivi et sections d'évaluation

Dernière modification: October 31, 2010

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For Monitoring and Evaluation Terms, see:

Organization for Economic Cooperatoin and Development Development Assistance Committee. 2002. Glossary of Key Terms in Evaluation and Results Based Management (Trilingual version, English/ French/ Spanish). Disponible aussi en PortugueseItalianChineseRussian.


Agression à l’acide ou jet d’acide: acte de violence commis sous la forme d’agression à l’acide.

Mariage d’enfants: mariage d’enfants et d’adolescents de moins de 18 ans.

Échelle tactique des conflits: outil d’évaluation de la violence perpétrée par un partenaire intime, utilisé en particulier aux États-Unis. L’échelle originale comporte plusieurs sous-échelles qui évaluent les actes commis en période de conflit, notamment la négociation, les insultes et la violence physique. La sous-échelle se rapportant à la violence physique mesure la fréquence et la gravité de certains actes de violence physique commis dans le cadre familial, en particulier par le mari à l’égard de sa femme, par la femme contre son mari et d’un parent vis-à-vis d’un enfant.

Crimes d’« honneur » : toutes les formes  de discrimination et de violence commises à l’égard des femmes ayant pour but de dicter leurs choix de vie, leurs mouvements, leur comportement sexuel et leur réputation, au nom de l’ »honneur ». Les crimes au nom de l’ »honneur » sont commis dans le cadre familial ou à l’intérieur de la communauté. Voir également les meurtres d’ »honneur ».

Décentralisation: processus de délocalisation de la prise de décisions et de l’administration publique à proximité du point de prestation de service ou de l’action.

Coûts directs: coûts occasionnés directement par les actes de violence ou les tentatives de prévention de tels actes. Ils comprennent les coûts des services juridiques, des soins médicaux, de la surveillance et de la détention des auteurs de violence, du placement en famille d’accueil, des contrats de services de sécurité privés et des avantages économiques consentis aux auteurs de violence.

Violence domestique: violence perpétrée par des partenaires intimes et autres membres de la famille, qui se manifeste sous la forme de: violence physique (gifles, coups, bras tordus, coups de poignard, étranglement, brûlures, étouffement, coups de pied, menaces avec un objet ou une arme, et meurtre); violence sexuelle (rapports sexuels imposés par la menace, l’intimidation ou la force physique, actes sexuels non désirés, actes sexuels forcés avec d’autres personnes ou actes sexuels sans consentement volontaire); cruauté mentale (menaces d’abandon ou de sévices, interdiction de quitter la maison, surveillance, menace de retirer la garde des enfants, destruction d’objets, isolement, insultes et humiliation constante); et exploitation économique (interdiction de l’accès aux ressources, refus de contribution financière, refus de nourrir et de satisfaire les besoins essentiels, contrôle de l’accès aux soins de santé, à l’emploi, etc.)

Violence liée à la dot : tous les actes, notamment le meurtre, le viol, les voies de fait, le harcèlement et autres formes de violence physique et de violence psychologique, associés à l’apport ou à la réception de la dot avant, pendant ou après le mariage.

Modèle écologique : modèle qui permet de comprendre les causes profondes et les facteurs de risques de violence qu’il convient de désigner et de remédier par des mesures de prévention. Le modèle désigne les facteurs de risque à quatre niveaux : individuel, relationnel, communautaire et sociétal. Le modèle écologique permet d’expliciter les causes de la violence et leurs interactions complexes. Le modèle est à plusieurs niveaux, facilitant l’interaction des facteurs à différents niveaux comme à l’intérieur du même niveau, et suggère que la prévention de la violence passe par des interventions à des niveaux différents.

Exploitation économique: l’acte de rendre ou d’essayer de rendre une personne dépendante financièrement d’une autre personne, en lui interdisant l’accès aux ressources ou la possibilité d’en disposer librement, ou d’exercer une activité économique indépendante.

Violence économique: actes comme l’interdiction de l’accès aux ressources, le refus de contribution financière, le refus de nourrir ou de satisfaire les besoins essentiels, contrôle de l’accès aux soins de santé, à l’emploi, etc.

Maltraitance des personnes âgées: acte unique ou répété, ou l’absence d’une action appropriée, dans le cadre d’une relation censée reposer sur la confiance, qui entraîne un préjudice ou la détresse d’une personne âgée. Cette maltraitance peut revêtir plusieurs formes comme l’exploitation physique, psychologique, affective, sexuelle et financière. Elle est aussi la conséquence de négligence délibérée ou involontaire.

Violence affective: rabaissement, humiliation ou dépréciation du sentiment d’amour-propre et d’estime de soi d’une personne (critique constante, injures et insultes, etc.)

Mutilation et/ou excision génitales féminines: toutes pratiques qui impliquent l’ablation partielle ou complète des organes génitaux extérieurs féminins ou autres dommages infligés aux organes génitaux féminins à des fins non-médicales. La mutilation et/ou l’excision génitales féminines sont classées en quatre grandes catégories : clitoridectomie, ablation partielle ou totale du clitoris (petit organe sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, dans de très rares cas, du prépuce seulement (repli de la peau qui entoure le clitoris); excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, accompagnée ou pas de l’excision des grandes lèvres  (« lèvres » qui entourent le vagin); infibulation : rétrécissement de l’ouverture vaginale par un scellé de couverture créé par le découpage et le repositionnement des lèvres intérieures ou extérieures, accompagné ou pas de l’ablation du clitoris; autres : toutes les autres pratiques nuisibles aux organes génitaux féminins à des fins non médicales, comme la piqûre, la perforation, l’incision, le curetage et la cautérisation des organes génitaux.

Infanticide des filles : meurtre prémédité de nourrissons du sexe féminin, en raison de la préférence accordée aux nourrissons du sexe masculin et de la faible valeur associée à la naissance de filles.

Fémicide: meurtre sexiste d’une femme; meurtre systématique de femmes parce qu’elles sont des femmes.

Mariage forcé: mariage sans le consentement libre et valable d’au moins une des deux parties. Dans sa forme la plus extrême, le mariage forcé peut impliquer un comportement menaçant, l’enlèvement, la détention, la violence physique, le viol et, dans certains cas, le meurtre; un mariage arrangé qui se déroule sans l’accord des parties intéressées.

Genre: caractéristiques et opportunités économiques, sociales et culturelles liées au fait d’être un homme ou une femme à un moment donné. Il se rapporte aussi aux relations sociales établies entre les hommes et les femmes, et aux caractéristiques, comportements et activités auxquels chacun des sexes est censé se conformer. Les différences entre les sexes sont établies et renforcées par des facteurs culturels, historiques, ethniques, religieux et économiques. Les rôles des sexes diffèrent au fil du temps et selon les cultures, mais peuvent être modifiés. Le gendre est souvent confondu à tort avec le « sexe », qui désigne les différences biologiques entre les hommes et les femmes.

Violence sexiste: actes de violence physique, psychologique et sociale (notamment la violence sexuelle) que l’on tente ou dont on menace, accompagnés d’une forme d’usage de la force (violence, menace, contrainte, manipulation, duplicité, attentes culturelles, armes ou conditions économiques) utilisée contre une personne en raison des rôles attribués et des attentes suscitées par son sexe dans une société ou dans une culture. Une personne victime de la violence sexiste n’a pas le choix de refuser ou de poursuivre d’autres voies sans risquer de graves conséquences sociales, physiques ou psychologiques. Les formes de violence sexiste comprennent la violence sexuelle, les sévices sexuels, le harcèlement sexuel, l’exploitation sexuelle, le mariage précoce et le mariage forcé, la discrimination sexiste, l’interdiction (en matière d’éducation, d’alimentation, de libertés) et la mutilation génitale féminine.

Budgétisation sexospécifique: analyse de l’impact des dépenses et des ressources fiscales véritablement consacrées par les pouvoirs publics aux femmes et aux filles par rapport aux hommes et aux garçons. Cet exercice n’exige pas l’établissement de budgets séparés pour les femmes, et n’a pas non plus pour seul objet l’augmentation des dépenses prévues au financement de programmes pour les femmes. L’analyse a plutôt pour but d’aider les pouvoirs publics à réaménager leurs politiques et à réorienter les ressources vers les activités capables de remédier à la pauvreté et aux inégalités des sexes.

Pratiques nuisibles: toutes les pratiques utilisées délibérément par les hommes sur le physique ou le mental d’autres êtres humains non pas à des fins thérapeutiques, mais pour des motifs culturels et socio-conventionnels, qui ont des conséquences préjudiciables pour la santé et les droits des victimes. Parmi les pratiques nuisibles il y a les mariages précoces et/ou forcés, les mutilations et/ou excisions génitales féminines et les rites de veuvage.

Meurtres d’ »honneur » : pratique par laquelle les femmes et les filles soupçonnées d’avoir déshonoré la famille par leur inconduite peuvent être tuées par leur frère, père, oncle ou un autre membre de la famille, rétablissant ainsi ledit honneur. Les meurtres d’honneur se produisent en cas de viol, d’infidélité, de flirt et dans toute autre occasion où l’honneur de la famille est jugé bafoué, la femme étant ensuite tuée par un membre masculin de la famille pour rétablir le nom de la famille dans la communauté. Le meurtre d’ « honneur » peut être commis sur la base de soupçons d’un seul membre de la famille, et les femmes qui en sont les victimes n’ont pas toujours l’occasion de se défendre. Une simple accusation est jugée suffisante pour bafouer l’honneur d’un homme ou d’une famille, et constitue ainsi une raison suffisante pour tuer une femme. Les hommes qui commettent le meurtre sont généralement épargnés ou reçoivent des peines légères. Variantes: (1) crime d’honneur; (2) crime pour l’honneur.

Incidence: nombre de nouveaux cas d’un problème divisé par l’échantillon démographique à l’étude au cours d’une période donnée. Le taux d’incidence indique le nombre d’incidents violents que subissent les femmes au cours d’une période donnée, pendant une année par exemple.

Coûts indirects : effets à long terme des actes de violence sur leurs auteurs et victimes, notamment le manque à gagner économique et le temps gaspillé, les investissements humains improductifs, les coûts liés à la protection indirecte, à l’assurance-vie, au rendement, aux coûts psychologiques et autres coûts non-monétaires.

Violence interpersonnelle: terme censé englober la violence entre les membres d’une famille et les partenaires intimes, et la violence entre des connaissances et des étrangers, qui ne vise pas à favoriser les objectifs d’un groupe ou d’une cause formellement établis. La violence dirigée contre soi, la guerre, la violence d’État et autre violence collective sont expressément exclues de ces définitions.

Violence de partenaire intime: tendance de comportement agressif et coercitif, notamment la violence physique, sexuelle et psychologique, et la contrainte économique, que les adultes ou les adolescents exercent à l’égard de leurs partenaires intimes. Cette violence comprend toute une série d’actes sexuels, psychologiques et physiques imposés par la contrainte contre des femmes adultes ou adolescentes par un partenaire intime actuel ou ancien. S’il est vrai que des femmes peuvent se montrer violentes à l’égard des hommes dans le cadre d’une relation, et que la violence existe dans des partenariats du même sexe, il n’en reste pas moins que la majorité des actes violents par un partenaire intime sont commis par des hommes contre leurs partenaires féminins.

Viol conjugal: relation sexuelle imposée à une femme par son mari, sciemment contre sa volonté.

Masculinité: diverses perceptions de ce que veut dire être un homme, notamment les idéaux liés aux traits, rôles et identités attribués aux hommes, qui reposent sur des facteurs culturels, sociaux et biologiques susceptibles de changer avec le temps.

Auteur de violence/agresseur: personne qui commet ou provoque un crime ou une imposture.

Violence physique : usage prémédité de la force physique susceptible d’entraîner la mort, des blessures ou des préjudices. Ces actes incluent, entre autres, les égratignures, bousculades, bourrades, poussées, accrochages, morsures, étranglements, secousses, agacements, tiraillement de cheveux, gifles, coups de poing, coups, brûlures, immobilisation ou l’utilisation de la taille ou de la force physique d’une personne contre une autre personne, et l’usage, ou la menace d’utiliser, une arme.

Sélection du fœtus en fonction du sexe: voir sélection basée sur le sexe du fœtus.

Prévalence: nombre de personnes ayant une caractéristique ou problème particulier par rapport au nombre de personnes de l’échantillon démographique à l’étude considérées comme exposées au problème, exprimé normalement en pourcentage. C’est ainsi que la prévalence de la violence à l’égard des femmes indique le nombre de femmes qui ont subi des violences par rapport au nombre de femmes de l’échantillon démographique étudié qui courent le risque d’en subir.

Prévention primaire: Tous les programmes, interventions ou stratégies visant à enrayer la violence avant qu'elle ne survienne.

Violence psychologique : comportement visant à intimider et à persécuter, qui prend la forme de menaces d’abandon ou de sévices, l’interdiction de quitter le domicile, la surveillance, les menaces de retrait de la garde des enfants, la destruction d’objets, l’isolement, les insultes et l’humiliation constante.

Cruauté mentale: acte ou omission susceptible de nuire à l’estime de soi, à l’identité, ou à l’épanouissement d’une personne. Cela inclut, entre autres, l’humiliation, la menace de faire perdre la garde des enfants, l’isolement forcé de la famille et des amis, la menace de faire du mal à la victime ou à un de ses proches, cris et avilissement répétés, crainte suscitée par des paroles ou gestes intimidants, comportement autoritaire, et destruction de biens.

Recherche qualitative: méthodologies de collecte d’informations le plus souvent présentées sous la forme de textes narratifs, d’extraits de procès-verbaux, de descriptifs, de répertoires et d’études de cas. Les méthodologies qualitatives s’inspirent principalement des domaines de l’anthropologie, de la sociologie, des soins infirmiers et de la psychologie.

Recherche quantitative: méthodologies qui produisent l’information susceptible d’être présentée et analysée par des chiffres, comme le pourcentage des femmes victimes de viol ou qui utilisent les abris pour femmes battues. Ces méthodologies s’inspirent largement des domaines de l’épidémiologie, de la sociologie, de l’économie et de la psychologie.

Viol: pénétration de la vulve ou l'anus, à l'aide d'un pénis, d'autres parties du corps ou d'un objet sans le consentement volontaire de l'individu.

Prévention secondaire : toute stratégie visant à minimiser le préjudice causé par un acte violent et l’intervention qui s’en suit immédiatement  pour prévenir la répétition d’un tel acte. Les exemples incluent les interventions destinées à réduire la durée des actes de violence interpersonnelle ou les préjudices qu’ils entraînent, ou l’identification rapide par les professionnels de la santé des cas de maltraitance d’enfants et les interventions ultérieures destinées à prévenir de nouveaux sévices.

Sélection en fonction du sexe: décision de porter le fœtus à terme ou d’avorter selon le sexe du fœtus. La pratique de l’avortement en fonction du sexe du fœtus,  c’est-à-dire l’avortement des fœtus féminins, est plus répandue en Asie du Sud. Voir aussi sélection à terme-postnatal  en fonction du sexe.

Violence sexuelle: actes ou menaces d’agression physique de nature sexuelle, par la force ou dans des situations d’inégalité ou de contrainte. Cela comprend, entre autres, la tentative de viol ou le viol, tous les actes sexuels forcés et non-consensuels, ainsi qu’un comportement sexuel jugé humiliant ou avilissant par la victime.

Violence sexuelle ou sexiste: terme qui englobe des formes de violence multiples, dont le viol, les menaces sexuelles, l’exploitation, l’humiliation, les agressions, les brutalités, la violence domestique, l’inceste, la prostitution involontaire (troc sexuel), la torture, l’insertion non-désirée ou dangereuse d’objets dans les ouvertures génitales, et la tentative de viol. Certains estiment que les mutilations génitales féminines et autres pratiques traditionnelles (notamment le mariage précoce, qui contribue à l’augmentation de la morbidité et de la mortalité maternelle) constituent également des formes de violence sexuelle et sexiste.

Exploitation sexuelle: toute exploitation ou tentative d’exploiter à des fins sexuelles une position de vulnérabilité, d’inégalité des rapports de force ou de confiance, qui consiste, entre autres, à tirer profit sur les plans financier, social ou politique de l’exploitation sexuelle d’autrui.

Harcèlement sexuel: harcèlement d’une personne en raison de son sexe par des avances sexuelles déplacées ou des pratiques sexistes qui causent un manque à gagner, la détresse et autres effets semblables pour la victime.

Violence sexuelle: tout acte sexuel non consensuel, tentative d’obtenir un acte sexuel, commentaires ou avances sexuels déplacés, ou acte de trafic sexuel, ou tous les actes sexuels autrement imposés, contre la sexualité d’une personne par la contrainte, par une personne, indépendamment de sa relation avec la victime, dans toutes circonstances, notamment, mais pas forcément, à la maison et sur le lieu de travail.

Poursuite: modèle de comportements, répétitif et non sollicité, comme un intérêt déplacé ou une communication ou un contact inopportuns (par exemple suivre et espionner la victime, endommager ses biens personnels, proférer des menaces, tenter d’établir une communication importune, etc.)

Prévention tertiaire: efforts visant à soigner et à réadapter les victimes et les auteurs de violence et à faciliter leur réinsertion dans la société. Contrairement aux activités de prévention secondaire, qui se déroulent habituellement peu de temps après l’incident, les activités de prévention tertiaire s’étendent normalement sur le long terme.

Traite: recrutement, transport, transfert, hébergement ou accueil de personnes par la menace ou l’usage de la force ou d’autres formes de coercition, d’enlèvement, d’escroquerie, de duplicité, d’abus de pouvoir ou d’exploitation d’une position de vulnérabilité, ou par le versement ou la réception d’argent ou d’avantages matériels moyennant l’accord d’une personne ayant emprise sur une autre personne, à des fins d’exploitation (y compris, pour le moins, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou autres formes d’exploitation sexuelle, travaux ou services forcés, esclavage ou pratiques apparentées, servitude sexuelle ou ablation d’organes).

Violence à l’égard des femmes: tout acte de violence sexiste qui entraîne, ou risque d’entraîner, des préjudices physiques, sexuels ou psychologiques chez les femmes ou de provoquer leur détresse, y compris la menace de recourir à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, dans le cadre public ou privé.

 

Sources:

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Kapoor, Sushma / Innocenti Research Centre. 2000. Domestic Violence against Women and Girls. Innocenti Research Centre, UNICEF, Florence.

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United Nations. 2000. Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children, supplementing the UN Convention against Transnational Organized Crime. United Nations, Geneva.

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