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Contexte sectoriel

Dernière modification: July 03, 2013

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  • Dans le cadre de la procédure de réforme humanitaire, le CPI a recommandé en 2006 que tous les pays dotés de Coordonnateurs de l’action humanitaire mettent en œuvre l’approche de responsabilité sectorielle. Le CPI a également recommandé la mise en œuvre de l’approche de responsabilité sectorielle pour toute « nouvelle » urgence majeure nécessitant une réponse multisectorielle. Dans le contexte de l’approche de responsabilité sectorielle, le mécanisme de coordination VBG existe en tant que « domaine de compétence » relevant du Groupe mondial de la protection. Au niveau international, ce mécanisme est connu sous le nom de « Domaine de responsabilité VBG » ; sur le terrain, il y est fait référence par diverses appellations, toutes acceptables, telles que « domaine de responsabilité », « groupe de travail » ou « sous-groupe sectoriel ».
  • Dans tout contexte sectoriel, le FNUAP et l’UNICEF sont désignés au niveau du terrain comme « fournisseurs en dernier recours », ce qui signifie que la responsabilité de la coordination des opérations de lutte contre la violence envers les femmes et les filles leur incombe lorsque de telles opérations sont nécessaires et lorsqu’il n’existe aucun autre mécanisme en concertation avec le chef de file du groupe de la protection et les membres du groupe sectoriel. 

 

Le concept de « fournisseur en dernier recours » est essentiel à l’approche sectorielle. Cela signifie que les agences responsables de groupes sectoriels mondiaux s’engagent au maximum à veiller à ce que l’intervention d’urgence soit adéquate et appropriée et, lorsqu’elles assument la direction d’un groupe sectoriel sur le terrain, à déployer tous les efforts pour combler elles-mêmes toute lacune si les partenaires sectoriels ne sont pas en mesure de le faire. Dans les situations où le responsable sectoriel mondial n’est pas opérationnel et où le groupe sectoriel est dès lors dirigé par une agence autre que celle nommée au niveau mondial, l’agence responsable au niveau mondial est toujours considérée comme étant le fournisseur en dernier recours et donc chargée de veiller à ce que le responsable de terrain remplisse les responsabilités sectorielles qui lui sont attribuées.

 

Source : Guide de coordination des interventions en matière de violence basée sur le genre dans les situations de crise humanitaire, p. 34. De plus amples informations sur les chefs de file de groupe sectoriel ainsi que sur le concept de « fournisseur en dernier recours » sont disponibles dans la Note d’orientation sur la mise en œuvre de l’approche de responsabilité sectorielle (« cluster approach ») pour renforcer l’action humanitaire du CPI (novembre 2006).

  • Il n’existe pas à proprement parler de formule établie pour déterminer quelle(s) organisation(s) et quel(s) individu(s) au sein de celle(s)-ci sont responsables de l’instauration et de la direction d’un mécanisme de coordination VBG dans un contexte sectoriel, mais il convient néanmoins de tenir compte des directives générales suivantes. 
    • Lorsqu’il existe un groupe de la protection : le FNUAP et l’UNICEF doivent d’abord déterminer si l’une ou les deux agences disposent des capacités adéquates pour mettre en place et diriger les mécanismes de coordination VBG, notamment des fonds et des ressources humaines suffisants (par exemple pour attribuer un rôle de coordonnateur VBG à plein temps, de préférence, à une personne de niveau moyen ou supérieur). 
      • L’UNICEF et/ou le FNUAP disposent des capacités nécessaires : L’une ou les deux agences, en fonction de celle qui dispose des capacités à diriger, sont chargées d’appuyer et/ou d’établir un organe de coordination VBG interinstitutionnelle, de préférence en partenariat avec une entité/organisation locale.
      • Ni l’UNICEF ni le FNUAP ne dispose de capacités de direction : Le FNUAP et l’UNICEF doivent collaborer avec le responsable du groupe de la protection et consulter le Coordonnateur de l’action humanitaire/Coordonnateur résident, ainsi que l’équipe de pays pour l’action humanitaire des Nations Unies (UNCT), les organisations non gouvernementales (ONG) locales et internationales, la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge et les acteurs gouvernementaux pour identifier et accompagner une organisation à même de coordonner les interventions interinstitutions visant à lutter contre la violence envers les femmes et les filles. Il peut s’agir d’une entité des Nations Unies, d’une ONG internationale ou nationale, ou du gouvernement. Dans la mesure du possible, le leadership local doit bénéficier d’un soutien.
    • Lorsqu’il n’y a pas de groupe de la protection, mais que la violence basée sur le genre est considérée comme une préoccupation prioritaire et que le système sectoriel est en place : le FNUAP et l’UNICEF doivent travailler en coordination avec les autres entités et ONG concernées afin d’appuyer et/ou de créer une instance de coordination VBG interinstitutions, conformément aux actions indiquées dans la Note d’orientation sur la détermination du leadership sur le terrain d’un groupe de travail au sein du domaine de responsabilité Violence basée sur le genre.

Lorsqu’il existe déjà un groupe interinstitutionnel qui coordonne les opérations de prévention et d’intervention en matière de violence envers les femmes et les filles, cet organe doit toujours être considéré en premier lieu comme une instance potentielle de coordination de la lutte contre la VFF dans un contexte sectoriel. Une structure parallèle ne doit être mise en place qu’en cas de nécessité absolue. La préférence doit être donnée au renforcement et à la pérennisation par les acteurs humanitaires de la structure existante, par exemple dans les cas suivants :

  • Une instance de coordination des questions de violence basée sur le genre existe, mais elle ne se concentre pas suffisamment sur la question de la violence envers les femmes et les filles dans les situations d’urgence et elle comporte un nombre trop important d’organisations se focalisant sur le genre de manière plus générale. Solution possible : créer une équipe spéciale VFF composée d’institutions participant directement à la prévention et à la réponse à la violence envers les femmes et les filles, et rendant compte à l’instance de coordination des interventions dans le domaine du genre ainsi qu’au groupe de la protection.
  • Une structure de coordination VFF existe déjà, mais le groupe ne traite pas spécifiquement de la question de la violence envers les femmes et les filles dans les situations d’urgence. Solution possible : créer un sous-groupe de travail VFF dans les situations d’urgence.
  • Une structure nationale de coordination VFF dirigée par le gouvernement existe déjà, mais une analyse des lacunes indique que ce groupe n’est pas aussi efficace qu’il devrait. Solution possible : élaborer un programme conjoint équipe de pays des Nations Unies/ONG pour stimuler les activités de cette structure de coordination.
Source : Domaine de responsabilité VBG. Note d’orientation sur la détermination du leadership sur le terrain d’un groupe de travail du domaine de responsabilité Violence basée sur le genre. Voir Annexe 7 du Guide de coordination des interventions en matière de violence basée sur le genre dans les situations de crise humanitaire.