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Santé

Dernière modification: July 03, 2013

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  • Durant un conflit, la continuité des services de soins de santé est souvent fortement perturbée. Le manque de coordination, le surpeuplement, les contraintes liées à la sécurité et des priorités concurrentes peuvent conduire à une diminution plus forte encore de l’offre et de l’accès aux soins de santés, tout particulièrement pour les femmes et les enfants. Pourtant, lorsque les soins de santé fonctionnent correctement, leurs prestataires peuvent aussi jouer un rôle important en matière de prévention.
  • Ils peuvent :
    • Nouer le dialogue afin de sensibiliser la communauté aux différents problèmes, et participer aux efforts de communication visant la modification des comportements ainsi qu’au partage d’informations et aux échanges éducatifs.
    • Transmettre les informations adéquates aux femmes qui recherchent d’autres services essentiels, tels que ceux liés à la santé de la procréation ou au VIH/sida.
    • Faire en sorte que les hommes soient bien informés au sujet de la violence envers les femmes et de ses effets délétères sur la santé des femmes, des enfants, des familles, et sur la communauté tout entière.
    • Identifier et mobiliser les ressources existantes au sein de la communauté (les groupes de femmes, les aides traditionnelles aux accouchements, les leaders religieux sensibles au genre et d’autres prestataires de services à la communauté), afin de les sensibiliser.
    • Diriger les femmes exposées à un risque de violence imminente vers des lieux sûrs ou des refuges, et les mettre en contact avec d’autres ressources appropriées.
    • Veiller à se conformer aux normes éthiques et aux codes de bonne conduite, et traiter les femmes et les filles avec respect.
  • Les services de santé peuvent également être le garant d’une programmation fondée sur l’égalité des sexes, en :
  1. Faisant en sorte que femmes, hommes, garçons et filles participent de manière égale à toutes les étapes du projet, en consultant les femmes, les adolescents et adolescentes, et les hommes à chaque stade de la conception, de la mise en œuvre et du suivi du projet.
  2. Faisant en sorte que les femmes et les hommes bénéficient de manière égale des formations et des autres initiatives liées au renforcement des capacités, et que les prestataires de soins de santé masculins et féminins soient formés à la gestion clinique du viol.
  3. Veillant à ce que les femmes, les adolescents et adolescentes, et les hommes disposent d’un accès égal aux services de santé, que ce soit aux services prioritaires de santé reproductive inclus dans le Dispositif minimum d’urgence (DMU) mis en place dès le début d’une situation d’urgence, ou à l’ensemble des services de santé reproductive lorsque la situation se stabilise.
  4. Concevant des services qui répondent de manière égale aux besoins des femmes, des hommes, des garçons et des filles, en veillant à ce que femmes et hommes soient représentés de manière équilibrée dans les équipes de travailleurs de la santé issus de la communauté.

LA DIMENSION GENRE LORS DE L’ÉVALUATION DES BESOINS PRÉLIMINAIRE AUX PROJETS DU SECTEUR DE LA SANTÉ

ü Quelles sont les données démographiques du groupe concerné ? (Nombre de ménages et nombre de personnes par ménage, ventilé par sexe et par âge ; nombre et âge des chefs de ménage isolés qui sont des femmes, des filles, des garçons ou des hommes ; nombre et âge des femmes enceintes ou allaitantes ; et nombre et sexe des enfants non accompagnés ventilé par âge, des personnes âgées ou handicapées, et des personnes souffrant d’une maladie chronique)

ü Les normes culturelles acceptent-elles une participation égale des femmes et des hommes à la prise de décisions sur les questions de santé, au sein du ménage et de la communauté ?

ü Qui fournit les soins de santé à qui ? Par exemple, quelles sont les convictions et les pratiques locales en matière de soins de santé pratiqués par des personnes de même sexe ou de sexe opposé ?

ü Combien de travailleurs de la santé de chaque sexe sont-ils disponibles à chaque niveau ?

ü De quoi les femmes/filles et les hommes/garçons ont-ils besoin pour accéder en toute sécurité aux soins de santé (par exemple certaines heures d’ouverture, un transport sécurisé ou des services de protection, des chemins dégagés et bien éclairés) ?

LA DIMENSION GENRE DANS LES ACTIVITÉS DES PROJETS DU SECTEUR DE LA SANTÉ

ü Organiser des groupes de discussion thématiques par tranche d’âge pour les hommes, afin de déterminer leurs croyances et leurs pratiques ainsi que leurs besoins tant pour une activité sexuelle sans risque qu’en matière de services de santé reproductive en général.

ü Suivre la participation des femmes à la prise de décisions sur la conception des services et des infrastructures de santé (dont les dispensaires, les unités mobiles et les services reposant sur la communauté) ; veiller à ce que leurs besoins soient examinés et satisfaits.

ü Offrir des services de santé de base dont les horaires, le personnel et la localisation satisfont équitablement les besoins des hommes, des femmes, des garçons et des filles.

ü Recruter et former des travailleurs de la santé des deux sexes.

ü Diffuser les messages de prévention du VIH/sida en ciblant plus particulièrement les hommes, les personnes déplacées, les réfugiés, et les membres actifs ou démobilisés des forces armées.

LA DIMENSION GENRE DANS LES RÉSULTATS DES PROJETS DU SECTEUR DE LA SANTÉ

ü La sécurité des infrastructures de santé a été améliorée depuis que les prestataires de soins de santé ont donné suite aux remarques formulées par les femmes et les hommes sur les questions relatives à leur protection (comme une extension des heures d’ouverture avant le coucher du soleil, la mise en place de cloisons et de rideaux, la présence de travailleurs des deux sexes, une meilleure orientation des patients, et l’éloignement des rôdeurs).

ü Les capacités et la préparation des ONG aux urgences dans le domaine de la santé se sont améliorées grâce aux formations à l’égalité des sexes et à la présence de femmes et d’hommes au sein de leurs équipes de mise en œuvre [pourcentage représentatif ou personnel féminin et masculin].

ü [% d’] installations de santé disposant d’une infrastructure de base, d’équipements, de consommables, de médicaments, de place et de personnel qualifié pour fournir des soins en santé reproductive, y compris les services d’accouchement et de soins obstétriques d’urgence (comme mentionnés dans le DMU).

ü [% d’] installations de santé fournissant aux victimes de violence sexuelle des soins confidentiels, conformément aux directives du Comité permanent interorganisations sur la VBG.

5. Analysant l’impact de la crise sur les femmes, les filles, les garçons et les hommes, et ses conséquences sur la répartition des tâches, la charge de travail et l’accès aux services et aux infrastructures de santé.

Sources : Adapté des Directives en vue d’interventions contre la violence basée sur le sexe dans les situations de crise humanitaire (pp. 63-66), de la fiche-conseils du Domaine de responsabilité VBG sur la santé, et de la Liste des indicateurs permettant d’évaluer la planification axée sur l’égalité des sexes, pp. 87-88 du Guide pour l’intégration de l’égalité des sexes dans l’action humanitaire, Comité permanent interorganisations, 2006.

Pour obtenir davantage d’informations sur les responsabilités du secteur de la santé en matière de réponse à la violence envers les femmes et les filles dans les situations de crise humanitaire, veuillez consulter La réponse en matière de santé à la section VII ainsi que le module Santé.