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Dernière modification: July 03, 2013

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  • Tout mécanisme de coordination est confronté à des défis uniques que les partenaires de la coordination doivent s’atteler à relever ensemble, par un leadership de coordination. Toutefois, s’ils sont dûment anticipés, certains défis communs de la coordination que l’on rencontre dans de nombreuses situations de crise humanitaire peuvent être écartés ou évités.
  • La réussite de la coordination en matière de violence basée sur le genre dépend de divers acteurs sectoriels, des décideurs politiques aux militants, en passant par le personnel des programmes et les personnes concernées, qui doivent agir de concert pour mener à bien des programmes de prévention et de réponse à la violence basée sur le genre à la fois sûrs, éthiques et complets. Une large participation des partenaires multisectoriels peut être bénéfique, car elle :
    • permet l’échange des connaissances et des techniques de résolution des problèmes ;
    • confère une plus grande légitimité aux questions abordées, par un engagement et un investissement accrus des partenaires ;  
    • garantit la cohérence des normes et valeurs ; 
    • renforce la participation des principales parties prenantes ; 
    • favorise une planification stratégique multisectorielle de la prévention et des interventions ; renforce les efforts de plaidoyer ;
    • améliore la prévisibilité et la responsabilité des programmes de prévention et d’intervention.
  • L’expérience suggère toutefois que la participation d’un trop grand nombre de partenaires peut affaiblir le mécanisme de coordination, qui devient alors trop complexe à gérer. Il est donc important que les coordonnateurs de la lutte contre la violence basée sur le genre soient attentifs à la composition des mécanismes de coordination, afin de combler les lacunes au besoin et de veiller à ce que des personnes détentrices d’un pouvoir de décision assistent aux réunions de coordination. Le concept de participation plurielle ne signifie pas participation sans restriction. Il implique la participation d’une multitude de partenaires qui facilite la réalisation des objectifs du mécanisme de coordination, plutôt que d’éloigner le mécanisme de coordination de ses objectifs.
  • Afin de développer une participation plurielle, le coordonnateur VBG doit comprendre les avantages de la participation. Il doit également avoir les moyens de plaider en faveur de la participation de groupes et d’agences spécifiques, tant auprès des partenaires participant déjà au mécanisme de coordination VBG (pour encourager la pluralité) que des partenaires ciblés (pour les inciter à participer). Le coordonnateur VBG sera éventuellement appelé à solliciter certaines instances, certaines organisations et certains individus en particulier, notamment dès les prémices de la création du mécanisme de coordination. Dans le même temps, il doit être conscient de quelques problèmes susceptibles de survenir du fait de l’inclusion de groupes spécifiques et prévoir des stratégies pour y remédier.

 

PARTICIPANTS CIBLÉS

AVANTAGES DE LA PARTICIPATION

PROBLÈMES À RÉSOUDRE

 

Pour le mécanisme de coordination

Pour les groupes

visés

 

Représentants d’autres clusters [groupes sectoriels], points focaux [coordonnateurs]
de la question du genre et responsables des groupes thématiques sur la question du genre, points focaux [coordonnateurs]
en matière de santé mentale et de soutien psychosocial, représentants des missions (en cas d’opérations de maintien de la paix)

•    Garantit que les stratégies et plans d’action du mécanisme de coordination sont cohérents avec ceux des autres clusters et des autres instances de coordination concernées.

•    Facilite la communication sur les problèmes de GBV [VBG], les lacunes des programmes et les moyens de remédier à ces lacunes.

•    Renforce la responsabilité relative aux questions de GBV [VBG].

•    Offre des pssibilités de renforcement des capacités et de partage des ressources.

•    Peuvent ne pas considérer la violence basée sur le genre comme une question cruciale de leur cluster [groupe sectoriel].

•    Peuvent juger la GBV [VBG] non pertinente ; les réunions sont une perte de temps précieux.

Personnes concernées

•    Augmente la couverture des services et les opportunités d’améliorer la prévention/ protection.

•    Limite l’approche descendante de l’aide humanitaire et soutient les principes directeurs de la programmation en matière de violence basée sur le genre.

•    Garantit la prise en compte de leurs différents besoins et droits.

•    Fournit un forum pour partager leur expérience.

•    Peut permettre aux personnes concernées de demander des comptes aux acteurs humanitaires concernant les réalisations promises et la protection de leurs besoins et droits.

•    Dans les contextes d’hostilité de l’État, il peut être risqué pour leur sécurité d’impliquer les personnes concernées.

•    Cela peut demander des efforts supplémentaires pour l’organisation des réunions (p. ex. traduction) et la diffusion des informations
(p. ex. version papier plutôt qu’électronique).

•    Il peut être éprouvant pour les personnes exposées à la violence d’assister à des réunions consacrées à la GBV [VBG].

Société civile (dont ONG locales, organisations communautaires, etc.)

•    Bénéfice d’un avantage comparatif lors de la planification des premières interventions en raison de leurs relations avec les communautés et les autorités locales.

•    Améliore la compréhension du système humanitaire.

•    Leur permet de s’exprimer sur ce qui se passe et de rapporter les points de vue des personnes concernées.

•    Permet de créer un réseau avec les partenaires et les donateurs afin d’élaborer des programmes et d’accéder à un financement.

•    Accès à un appui technique pour le renforcement des capacités.

•    Fournit un forum sécurisé pour atteindre l’État.

•    Gérer la prolifération de nouvelles ONG lorsque les fonds sont débloqués pour la GBV [VBG].

•    Gérer les idées reçues selon lesquelles la participation au mécanisme de coordination débouche sur un financement.

•    Risques pour la sécurité des acteurs locaux dans les contextes où l’État est hostile et où les ONG s’exposent à des menaces/ sanctions.

ONG internationales

•    Souvent les premières exécutantes des programmes de GBV [lutte contre la violence basée sur le genre] et les principaux acteurs sur le terrain de la réponse humanitaire.

•    Ont des ressources et une expertise différentes de celles des agences de l’ONU (et souvent supérieures).

•   Limitent les risques de chevauchement et de concurrence pour les ressources.

•    Accès à un appui technique et à des possibilités de partage et de résolution des problèmes.

•    Possibilité de créer des réseaux avec les donateurs.

•    Leur permet de s’exprimer sur ce qui se passe et de rapporter les points de vue des personnes concernées.

•    Fournit un forum sécurisé pour les échanges avec l’État.

•    Participation à la coordination souvent insuffisante (perception d’une approche « descendante », participation purement symbolique des ONG).

•    Pas de structure humanitaire claire de supervision et de responsabilité des ONGI.

État

•    Rôle principal dans l’initiation, l’organisation, la coordination et la mise en œuvre de l’aide humanitaire.

•    Ultime responsable de la protection et de la prise en charge des populations touchées pendant et après la crise.

•    Augmente la probabilité de devoir rendre des comptes et la viabilité du mécanisme de coordination.

•    Améliore la compréhension du système humanitaire.

•    Leur permet de s’exprimer sur ce qui se passe et de rapprocher les points de vue des ministères et des personnes concernées.

•    Fournit un espace de responsabilité lorsque les choses vont mal et un forum de reconnaissance quand tout va bien.

•    Permet la création de réseaux avec les partenaires et les donateurs.

•    Accès à un appui technique pour renforcer les capacités ; possibilité d’accéder à des actifs cruciaux pour coordonner l’après-crise.

•    Peut être implicitement ou explicitement impliqué dans la violence basée sur le genre subie.

•    Peut être en position de restreindre fortement l’accès des organisations de première ligne aux populations touchées.

•    Le ministère de l’Égalité des sexes ou de la Question du genre reçoit rarement les moyens ou les fonds nécessaires pour traiter la GBV [violence basée sur le genre] (thème minimisé).

•    D’autres ministères qu’il faudrait impliquer peuvent ne pas considérer la GBV [VBG] comme un problème, ou l’écarter comme s’agisssant d’un problème de femmes.

Donateurs

•    Mieux comprendre les principaux problèmes liés à la programmation en matière de violence basée sur le genre.

•    Peuvent servir d’intermédiaires avec leurs agences pour l’allocation de fonds.

•    Garantit des réponses appropriées dans les programmes.

•    Les aide à déterminer leurs priorités de financement.

•       Limite la confusion au sujet des propositions et les risques de chevauchement.

•       Permet à leurs idées/priorités d’être entendues et prises en compte.

•       Augmente la probabilité de l’alignement de leurs stratégies sur le point de vue de l’État.

•    Peuvent tenter d’influencer les cadres stratégiques/les objectifs de coordination en fonction des priorités de leur agence.

•    Peuvent nuire à la franchise du dialogue entre les participants, par peur de s’aliéner les donateurs.










Source : Ward, J., 2010. Guide de coordination des interventions en matière de violence basée sur le genre dans les situations de crise humanitaire, Domaine de responsabilité VBG, p. 89 à 91.