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Dernière modification: December 31, 2013

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  • Une conception et une gestion adéquates des programmes de lutte contre la violence envers les femmes et les filles (VFF) sont essentielles pour garantir la réalisation des objectifs de la manière la plus sûre, la plus éthique et la plus efficace qui soit (Vann, 2004). Il importe, dès le départ, de définir les priorités du programme sur la base d’une évaluation des besoins et des ressources disponibles, ainsi que des interventions les plus susceptibles d’avoir la plus grande incidence. Il est tout aussi important de suivre et d’évaluer les interventions de façon à garantir que les méthodes déployées continuent de satisfaire aux besoins des bénéficiaires ciblés. 
  • Les stratégies élaborées lors de la conception des programmes de lutte contre la violence envers les femmes et les filles dans les situations de crise humanitaire doivent reposer sur les principes directeurs de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. En outre, le cas échéant, les programmes doivent intégrer les bonnes pratiques suivantes (voir aussi Priorités stratégiques intersectorielles à la Section IV) :
    • mettre en place des stratégies pour préserver la sécurité des femmes et garantir au minimum l’intégration des notions éthiques de base en matière de confidentialité dans toute intervention, et reconnaître que, même dans les situations d’urgence ou de conflit, les femmes trouveront des moyens pour augmenter leur sécurité qu’il convient d’appuyer ;
    • (re)construire les acquis sociaux et les filets de sécurité des femmes et des filles, par exemple en créant des espaces sécuritaires qui leur soient réservés, destinés à leur apporter une assistance sociale et une formation, à améliorer leur estime de soi et à les aider à gérer les situations de crise ;
    • renforcer (davantage) les réseaux de soutien communautaire informels, notamment en renforçant les capacités des femmes dirigeantes et des organisations de femmes à développer des réseaux de soutien et de référence pour les femmes victimes de violence ;
    • mettre au point des interventions basées sur des preuves concrètes de pratiques prometteuses et sur des données fiables faisant appel à des stratégies multiples plutôt qu’à des efforts à vocation unique ;
    • recourir aux approches multisectorielles, qui permettent de renforcer les capacités au sein des secteurs et entre ceux-ci ;
    • veiller à ce que les programmes soient adaptés aux besoins de femmes d’âge, d’état civil, de handicap, de classe sociale, de race/d’ethnie et d’orientation sexuelle différents (adapté de DFID, 2012, pp. 9 et 10) ;
    • veiller à ce que les interventions soient guidées par les droits fondamentaux et l’autonomisation des femmes (par exemple, promouvoir l’autonomisation des femmes victimes de violence à militer en faveur de leurs droits, apporter une assistance juridique aux femmes victimes de violence, encourager les femmes à utiliser les réseaux sociaux pour raconter leur histoire et à guider le changement social en tant qu’activistes communautaires) ;
    • faire participer, dans la mesure du possible, la communauté entière, notamment les hommes et les garçons, ainsi que les dirigeants traditionnels. Cette pratique peut contribuer à faire basculer la lutte contre la violence envers les femmes et les filles de la sphère privée vers la sphère publique.